Nibali, le requin de Messine.

Dans la forme de sa vie, Nibali va disputer le tour de Pologne demain, avant ses deux derniers gros objectifs : la Vuelta, et les championnats du monde, chez lui. Je vous propose donc de regarder son portrait via le dérailleur ou j’écrit quelques articles…

 

portrait_nibali

Orpheline de Marco Pantani, la Botte se cherche un successeur depuis « qu’il Pirata » a été retrouvé sans vie dans une chambre d’hôtel crasseuse de Rimini. L’Italie la sûrement trouvé, en la personne de Vincenzo Nibali. Portrait d’un garçon qui a tout misé sur le vélo.
Fils de Salvatore, vernisseur et de Giovana, directrice d’un magasin de DVD, le petit vincenzo Nibali grandi dans la grande ville sicilienne de Messine. Bercé dès le plus jeune âge dans le cyclisme, et notamment grâce à son père mordu de vélo, Nibali y prit très vite gout. Et oui, car le petit est malin, et a déjà comme idole Francesco Moser, tant qu’à faire, prenons ce qu’il y’a de mieux. Le petit va même des fois piquer des cassettes audios du Tour de France dans le magasin de sa mère pour ne pas s’ennuyer en voiture. Il ne perd pas de temps.

Le papa a comprit, Nibali s’intéresse beaucoup, et décide de lui offrir un bijoux, un Pinarello rouge. Le petit fut littéralement ensorcelé par la magie de ce vélo. Quelques temps après, il dispute sa première course, où il ira chercher une belle deuxième place. Quelques semaines après, il ira décrocher sa première victoire, avec trois minutes d’avance sur le second. Le coup de pédale se fait vite, il est indéniable, le talent est là.

Nibali passe de catégorie en catégorie et se retrouve chez les juniors. Les résultats tombent comme des petits pains et il est sélectionné par l’équipe nationale d’Italie junior à 17 ans. Cerise sur le gâteau, il va aller chercher une médaille de bronze au championnat du monde du contre la montre à Zolder. Chapeau le gamin..!

Cependant, le petit commence à se faire grand et pour progresser, il doit partir loin, et donc faire des sacrifices. Nibali prend des risques, et quitte tout, même sa bien-aimée Sicile pour rejoindre la Toscane et l’équipe Gs Mastromarco U23. Le garçon n’aura peur de rien et ira remporter une étape du tour de Toscane junior, mais aussi une nouvelle médaille de bronze aux championnats du monde, cette fois-ci chez les espoirs…. Suite ici : http://www.lederailleur.fr/nibali-le-requin-de-messine/

 

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Un 12 août 1981…

 

Un beau jour d’été de 81, la toute première édition de la Clásica San Sebastián allait se dérouler… Au départ, beaucoup de tête d’affiche, le vainqueur sortant du tour d’Espagne Faustino Rupérez, le champion d’Espagne et meilleur grimpeur l’année qui précédait : Juan Fernández, mais aussi le vainqueur de Paris-Nice : Stephen Roche. Du lourd pour la première édition… Au départ, Seulement 71 participants, qui devront parcourir 229 kilomètres, et gravir 5 difficultés, dont le très connu, Jaizkibel… Ce jour-là, une chaleur étouffante était présente, qui fera énormément de dégât et oui 41 abandons, tout simplement énormes… Pendant ce temps, un seul arrive à se détacher, c’est l’espagnol Marino Lejarreta, 3e du tour de catalogne et du tour du pays basque qui s’envole dans l’alto de Jaizkibel, conséquences, plus personne n’arrivera à le rattraper. Il s’imposa devant une foule immense en 6 heures 9 minutes et 24 secondes. L’anglais Jones et l’espagnol Ruperez annoncé favoris complète le podium.

Le saviez-vous ? Lejarreta est le coureur le plus titré de l’épreuve avec 3 victoires puisqu’il s’est aussi imposé en 1982 et 1987. C’était aussi un coureur très attaché à son pays, en effet, il a remporté la plupart des grandes courses espagnoles, telles que le tour de Catalogne, le Tour de Burgos, et évidemment, la vuelta..

CLASSEMENT GÉNÉRAL :

1. LEJARRETA Marino 06:09:24 ( (37.357 km/hr)
2. JONES Graham 00:02:16
3. RUPEREZ Faustino 00:02:16
4. LEJARRETA Ismael 00:02:16
5. ALFONSEL Bernardo 00:02:16
6. FERNANDEZ Alberto 00:02:16
7. FERNANDEZ Juan 00:03:50
8. YANEZ DE LA TORR E Felipe 00:03:50
9.  DE LA PENA Guillermo 00:04:23
10. SUAREZ CUEVA Jésus 00:05:04

 

 

Vuelta et championnats du monde.

Deux gros évènements vont venir chambouler la fin de l’année, le tour d’Espagne et les championnats du monde… En marge de cela, chronique du cyclisme a prévu normalement de poser quelques questions à des jeunes espoirs du cyclisme français pour les championnats, ce qui serait une belle première ! Ensuite pour la vuelta, nous aimerions vous expliquer comment s’organise une telle compétition, et comment un coureur la prépare. Nous allons donc essayer de contacter quelques personnes… En attendant cela, nous vous ferons parvenir toute l’actu du vélo…

L’équipe.

Ferdi, le doyen.

Il naquit un 24 juillet 1919 à Marthalen non-loin de Zurich. 32 ans plus tard, il deviendra champion du monde à Varèse, et oui « Il avait le vélo dans le sang depuis sa plus tendre enfance…  » Le grand Ferdi n’avait peut-être pas de style, ce n’était pas un Koblet ou Coppi, mais qu’est-ce qu’il était talentueux. Sa première grande victoire, il obtiendra en 1942, sur le tour de Suisse, ensuite, il faudra attendre la fin de la guerre pour le revoir gagner. Il écrasa la concurrence sur les classiques, en faisant le doublé la flèche, liège et part deux fois, en 1951 et 1952. Avant cela, Ferdi échouera lors des championnats du monde à Copenhague en 1949, il était alors en tête mais a crevé il terminera deuxième, derrière Rik Van Steenbergen, s’il vous plait.. Mais Kubler se vengera deux ans plus tard à Varèse où il battra l’un des ses plus grands rivaux, Fiorenzo Magni qui dira quelques années plus tard devant la télévision suisse,  » «Ferdi Kübler est un mythe, un personnage de légende dont les plus grandes victoires sont mes plus grandes défaites ». Les championnats resteront sa plus grande victoire, avec le tour 1950, ou il s’imposa devant Stan Ockers, vainqueur notamment de Paris-Roubaix. Le cyclisme helvète et alors en 1950 au summum de son apogée, avec auparavant, le succès de son compère, Hugo Koblet sur le giro… Kubler confiera plus tard,  » C’était un grand champion, mon plus grand rival, Mais il a malheureusement eu une carrière très courte, de 1950 à 55, qui s’est achevée par un grave accident». Aujourd’hui, il reste le plus âgé des vainqueurs du tour de France encore vivant, et on l’espère pour de belles années encore.

Le saviez vous ? Avant chaque grande étape, Kubler exigeait que l’on lui monte son vélo dans sa chambre, avant qu’il ne s’endorme..

Hommage au  » Lion des Flandres « , Fiorenzo Magni, mort un 19 octobre 2012, mais aussi à Hugo Koblet,  le « Pédaleur de Charme »décédé accidentellement le 6 novembre 1964…